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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 22:47

 

Le film  « Le Labyrinthe de Pan » n’est pas un conte de fées ordinaire. C’est impitoyable, triste, bizarre et enfin, aigre-doux. Il n’y a pas une fin heureuse ni une fin qui explique tout. Mais ce sont toutes ces qualités qui font du « Labyrinthe de Pan » un film irrésistible et original.

 

L’histoire prend place en Espagne, à la fin de la deuxième guerre mondiale. La guerre civile d’Espagne se termine et les fascistes franquistes ont gagné, mais il y a encore les gorilles socialistes qui se battent contre les fascistes en se cachant dans les montagnes et les forêts. La mise au point est sur une petite fille, Ophélia. Sa mère, Cameran, a épousé un capitaine fasciste, qui commande une compagnie de soldats contre les gorilles. Elle est enceinte du fils du capitaine. Au commencement, elles déménagent à l’avant-poste du capitaine, où elles vont vivre. Ophélia y découvre un labyrinthe ancien et y rencontre un faune qui explique qu’elle, Ophélia, est la princesse Moanna, la princesse perdue d’un royaume passé. Il explique qu’elle peut retourner à son royaume par un portail mais avant qu’elle puisse le faire, elle doit prouver que son âme est encore pure. Il lui donne trois tâches à accomplir avant la prochaine pleine lune. Si elle les accomplit, elle  pourrait rejoindre ses parents dans son royaume.

 

En même temps, le film raconte l’histoire du capitaine Vidal et ses efforts pour exterminer les gorilles socialistes. Le capitaine est un homme brutal, qui croit complètement dans le gouvernement fasciste de Franco et qui fait son devoir sans remords ou pitié. Il est là pour éliminer les socialistes mais il ne sait pas que même dans son propre avant-poste il y a des personnes qui compatissent avec les rebelles et les aident.

 

Le film saute d’une histoire à l’autre. Ce mélange des deux complots donne au film une qualité surréaliste. La barbarie et la guerre se juxtaposent avec fantaisie pour montrer que les humains peuvent être aussi méchants et cruels que les voyous des contes de fées. Le réalisateur, Guillermo del Toro, mélange les deux mondes sans couture et les deux sont aussi convaincants. Le rythme du film est lent, mais le film n’est pas ennuyeux. Del Toro donne assez de temps pour développer chaque personnage au lieu de précipiter l’histoire. Le résultat est qu’à la fin du film, on ressent des fortes émotions pour chaque personnage. On déteste le capitaine, on compatit avec les gorilles, on pleure pour Ophélia. Quand un film peut évoquer les sentiments comme ça, on ne peut pas nier que c’est un très bon film.

Ludwik A. sobiesiak

 

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Published by Ludwik A. sobiesiak - dans Culture
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commentaires

laruelle 17/01/2008 18:32

Très bonne description du film qui donne réellement le désir d'aller le voir. Vous avez des talents cachés de critique de cinéma. Merci

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