Le Peuple Migrateur n’est ni un film, ni un documentaire, c’est l’histoire de nombreux personnages qui montrent leurs vies et
leurs luttes pour survivre. Ce n’est pas une histoire d’amour ou une
comédie, c’est une histoire d’engagement d’un groupe d’oiseaux pour arriver à leur destination. Pendant leur voyage, ils trouveront plusieurs obstacles et problèmes qu’ils devront surmonter pour
atteindre leurs objectifs. Le film est le produit de l’inspiration du Canadien Bill
Lishman qui a été le premier homme à voler avec des oies et filmer son expérience. Dans ce film, la forme documentaire et la forme fiction sont mélangées. La forme documentaire est représentée
par la narration des faits et actions, et la forme fiction est la présentation symbolique du voyage et des sentiments des oiseaux. On peut observer aussi la conduite des différents oiseaux, les
habitudes alimentaires, les rituels d’accouplements, etc.
Le peuple migrateur est aussi un film de Jacques Perrin, co-réalisateur avec Jacques Cluzaud et Michel Debats. Mais un total de 150 personnes ont été nécessaires pour la réalisation de ce film. Ensuite, on présente une courte biographie de l’homme le plus influent du Peuple Migrateur.
Il est né à Paris le 17 juillet 1941. Fils d'un régisseur à la Comédie-Française et d'une
comédienne, Jacques a été toujours fasciné par le monde du cinéma et du théâtre. Il a commencé ses études au conservatoire d’art dramatique, mais il n’est pas resté longtemps. Il a décidé de
quitter sa formation pour commencer à travailler directement au cinéma. Son premier début au cinéma a été dans le film « La Peau de l’ours » de Claude Boissol en 1957, mais son premier
rôle important au cinéma a été « La Fille à la Valise » de Valerio Zurlini en 1960 et dans le « Journal Intime » en 1962 où il a représenté l’image d’un jeune adolescent
romantique qui s’appelait Lorenzo Feinardi. Finalement ses efforts son récompensés à Venise en 1965 où il obtient le prix d’interprétation pour « Un homme à moitié » de Vittorio De
Sicca.
Jacques Perrin est devenu un brillant homme d’affaires et en 1966 à
l’âge de 25 ans il fonde sa propre société de production « Reggane Films ». De cette
manière, il est devenu un grand producteur du cinéma français. Parmi les documentaires les plus importants, on a : « Le peuple singe
», « Microcosmos, le peuple de l’herbe » (1995) qui lui donne le César du meilleur producteur, « Himalaya l’enfance d’un chef »
(1999) et « le Peuple Migrateur » (2001). Mais il a continué à participer comme acteur dans différents films, parmi les plus récents, on a
: “Là-haut, un roi au-dessus des nuages” de Pierre Schoendoerffer (2004) et “Les Choristes” (visitez la fiche
du blog !) de Christophe Barretier. Ensuite, je vous présente les principaux
éléments de ce documentaire grandiose.

En d’autres mots, ils font la migration : « La migration des oiseaux est un mouvement saisonnier annuel observé chez
de très nombreuses espèces d'oiseaux. Ce déplacement est, par exemple, une manière pour ces espèces d'échapper à un changement d'habitat ou une baisse de disponibilité de nourriture liée aux
rigueurs d'un climat défavorable, mais peut aussi s'interpréter comme une maximisation des chances de reproduction. »
Leurs voyages sont des luttes contre la nature pour chercher de vastes espaces où ils se reproduiront. Ils peuvent voler sans arrêt nuit et jour et ils utilisent les étoiles, le soleil et le champ magnétique terrestre pour se guider vers leur destination. Ils doivent aussi faire une préparation préliminaire avant de partir. Ils doivent avoir les réserves d’énergies nécessaires pour réussir leurs longs voyages. Mais tous les oiseaux qu’on observe dans ce film ne font pas la migration. Les réalisateurs ont filmé aussi les habitudes et la conduite de certaines espèces qui réalisent seulement des déplacements erratiques comme le cas de l’ara bleu et le condor des Andes.
- Dans le film il y a une scène où les oiseaux, fatigués de voler contre le vent pendant qu’ils traversaient l’océan, ont trouvé un
bateau militaire au milieu de la mer. Ils ont décidé de se poser sur le bateau pour se reposer un peu du voyage.
- Le retardataire. Dans presque tous les groupes d’oiseaux migrateurs, il y a un membre qui est tout le temps le dernier et qui arrive toujours en retard aux différentes destinations.
- Il y a un groupe d’oiseaux migrateurs qui doivent traverser une zone industrielle terriblement polluée, et ils s’arrêtent toujours dans cet endroit pour se reposer.
Pour la réalisation de ce documentaire, plus de 75 lieux de tournages sur les cinq continents du monde ont été utilisés par les réalisateurs. Dans ce film, on peut trouver des scènes d’endroits et de paysages de différents pays et régions comme : Île Crozet (Antarctique), Bylot (Nord du Canada), Alaska, Vietnam, Pérou, Mauritanie, Kenya, Japon, Islande, Inde, Falklands, Chine
Le tournage de ce film a représenté un grand défi et les réalisateurs ont dû trouver des méthodes et des techniques uniques et créatives pour surmonter tous les obstacles et les difficultés. Le principal problème était de trouver une manière de filmer les oiseaux quand ils volaient et le faire le plus proche possible sans leur faire peur. Mais les réalisateurs devaient aussi tenir compte des modifications du climat comme les rafales du vent, les changements de température et la pluie qui a représenté des grands obstacles pour la réalisation de ce documentaire.
De cette manière, toutes les méthodes traditionnelles qui sont normalement utilisées au cinéma n’étaient pas adéquates. Il n'était pas possible d’utiliser les avions ou les hélicoptères habituels parce qu’ils pourraient faire peur aux oiseaux par le souffle et le bruit générés. Par conséquent ils ont investi des moyens techniques et des ressources humaines et financières nécessaires pour créer des prototypes qui seraient utilisés pour le tournage du film. Ils ont créé une dizaine de machines uniques, mais cinq de ces prototypes seraient utilisés plus souvent autour du monde. Chaque prototype a été créé pour répondre à un besoin de tournage différent (tournage aquatique, tournage en conditions extrêmes) et pour répondre aussi aux changements dynamiques des scénarios.
Parmi les prototypes les plus utilisés :
- L’ULCam-Skypod : est un appareil qui permet de réaliser en vol des images cinématographiques avec un système de caméra gyrostabilisé. Il a été situé sur un ULM (Ultra Léger Motorisé) pour faire des prises de vues vers le bas et vers l’arrière.
- L’ULM Place-Avant : est un ultra léger motorisé qui a été développé pour répondre aux besoins spécifiques du film. Ce prototype permet de placer l’opérateur à l’avant de l’aéroplane. Donc il facilite la réalisation de scènes aériennes parce qu’il donne un rang de 240 degrés de visualisation.
- le Cinéparamoteur : le cinéparamoteur a été créé pour suivre le vol des oiseaux en plané. Il est composé d’une voile de parapente, d’un moteur, d’un chariot et d’un système de prise de vue spécialement adapté.
- le Polypode : est un robot mobile qui est guidé par radio et qui permet de filmer sur l’estran et aussi sur la neige. L’objectif principal était de créer un robot très silencieux qui pourrait filmer vraiment près des oiseaux sans les perturber.
- le Prototype Voiture : le prototype est capable de se déplacer à grande vitesse sur différents terrains. Il est composé d’une structure flexible qui permet à l’opérateur de se situer le plus proche possible du sol et de filmer dans une grande variété d’angles.
Critique personnelle :
Le peuple migrateur est un documentaire ambitieux qui cherche à raconter
l’histoire d’un groupe d’oiseaux
qui réalisent un voyage migratoire. Le concept du film est
intéressant, mais à mon avis il n’est pas assez bien développé. J’espérais regarder l’histoire d’un seul groupe d’oiseaux qui lutteraient contre divers obstacles afin d’arriver à leur destination
finale, où l’on pourrait observer aussi leurs différents comportements et conduites.
Néanmoins on est en présence du mélange des dizaines d’histoires de différentes espèces d’oiseaux. De cette manière, on ne se concentre pas sur un seul groupe et on a l’impression d’être un peu perdu dans le film. Mais on ne peut pas mépriser la grande valeur artistique au niveau de la photographie, les séquences qui sont en harmonie avec la musique et le grand travail scientifique qui a été réalisé pour ce film. Bien que le peuple migrateur soit un peu vague parce qu’il n’y a pas un point focal dans le film, il mérite beaucoup d’honneur et de respect par le grand effort qui était nécessaire pour la réalisation de ce documentaire.
À mon avis, c’est un bon film, mais si vous voulez regarder un superbe documentaire, je vous recommande aussi
« La Marche de l’Empereur » de Luc Jacquet.
Sitographie internet :
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